Kara Thrace : nouvelle incarnation d’Artémis et d’Aurora ?

20042007

1. Le lien avec Artémis 

Pendant les deux premières saisons de la série, le personnage de Kara Thrace est identifié à la désse grecque Artémis.

Les deux jeunes femmes ont un certain nombre de traits communs.

- leur parenté

Artémis , déesse de la chasse et protectrice des jeunes animaux et des jeunes gens est la fille de Zeus, le Dieu le plus important de l’Olympe. Zeus symbolise l’autorité et la sagesse du chef de famille. Artémis est également la soeur jumelle du Dieu Apollon, dieu de la lumière et de la justice.

Artémis et son frère sont régulièrement amenés à combattre ensembles. Lors de leurs aventures, leur association est toujours synomine de puissance, d’efficacité mais aussi de violence et de vengeance. Forts lorsuq’ils sont unis, les deux Dieus n’en sont pas moins redoutés et redoutables.

Kara Thrace est la fille d’adoption de William Adama , identifié à Zeus par Tom Zarek à plusieurs reprises lors des deux première saisons. William Adama occupe la même place que le Dieu olympien , il est le chef de la flotte autoritaire et sage et aussi un chef de famille. La flotte coloniale est à plusieurs reprises identifés comme une famille ( Je vais réunir la famille , dit Adama au début la seconde saison ).

 

 

Kara Thrace est aussi la soeur d’adoption de Lee Adama, identifié au Dieu Apollon dont il utilise le nom comme nom de vol.

Lee Adama reprend certains caractères du Dieu grec: sa beauté, sa recherche de la justice et de la raison.

Lui et Kara THrace sont amenés à effectuer des missions similaires aux aventures des deux jumeaux de la myhtologie grecque. Ensembles, ils doivent combattre des ennemis redoutables. L’un comme l’autre sont des chasseurs redoutables à bord de leur monture moderne, les Vipers.

les deus personnages ont une relation essentiellement amicales, fondé sur une grande confiance mutuelle et un attachement solide. L’aspects fraternel du lien qui les unit domine  jusqu’à la mi-saison 2.

 

- leur caractère

 Artémis et Kara possèdent en commun une dimension sombre. Artémis est associée à la Lune , ce qui lui donne une connotation plus mystérieuse, plus sombre qu’à son frère identifié à un Soleil synomyne de raison et de lumière.

Kara possède depuis le départ une part d’ombre, une certaine violence vis à vis d’elle même et des autres ( voir son déchènement comme Leoben et les cylons en général). L’une comme l’autre sont souvent enclines à la violence et la vengeance.

Les deux sont des chasseresses redoutables. Les épisodes Home part 1 et 2 de la saison 2, mettent très bien en valeur la ressemblances entre Artémis / Diane chasseresse et Kara. Les scènes dans les bois , terrain privilègié de la Déesse, montre Kara portant des flèches et un pistolet ( version moderne de l’arc) à l’affut d’un éventuel ennemi.

Entre référence antique ( la flèche est dans son dos) et moderne ( le pistolet), le personnage sert de lien entre passé et présent.

D’ailleurs, c’est elle qui va permettre l’ouverture de la Tombe d’Athéna grâce à sa flèche et son intuition. En permettant la découverte de la carte vers la Terre, le personnage prend alors une dimension encore plus importante puisqu’elle devient le lien entre passé , présent et avenir.

 

2. Le lien avec Aurora

L’identifiaction de Kara Thrace avec la déesse Aurora commence dans l’épisode Maelstrom soit dans la seconde moitié de la saison 3.

 

Pourquoi ce changement ? pourquoi ne pas avoir continuer d’identifier le personnage avec Artémis ?

Peut être bien parce que la relation Kara Lee a changé.

Durant les deux premiers saisons, la dimension amicale , fraternelle de leur relation est la plus présente. Lee et Kara sont avant tout deux grands amis unis par une confiance mutuelle et un attachement profond.

Au cours de la seconde saison , la situation va se complexifier de plus en plus car une dimension amoureuse va apparaître et progressivement devenir le point central de leur relation en saison 3.

Ce changement progressif a demandé une adaptation des références mythologiques et le passage d’Artémis à Aurora est le plus significatif.

Ce passage ne signifie pas renier le passé: l’identification à Artémis est conservé en tant que référence dans la relation Kara / Adama père.

Mais, elle est disparaît en ce qui concerne la relation Lee Kara.

Il y a une continuité logique: Artémis et Aurora sont toutes deux des déesses liées à Apollon.

Seulement la dimension fraternelle qui est associée à la première n’a plus sa place en saison 3 , et est remplacer une déesse dont le lien avec Apollon est plus neutre. La connotation incestueuse qui aurait existé si la référence à Artémis avait persister disparaît ainsi.

Aurora est traditionnellement le guide du Soleil dans le parcours qu’effectue celui-ci chaque jour. Elle lui ouvre la voie.

Cette référence suppose que la personnalité de Lee ait changé. L’Apollon qui se lève chaque jour pour illuminer les hommes est un Dieu au sommet de sa puissance , fort de sa sagesse et de son sens de la justice. Il est en mesure de guider les hommes.

Ce changement a eu lieu chez le personnage de Lee durant les 4 derniers épisodes de la saison 3.

Après la mort de Kara, le jeune homme a été amené à choisir une voie et à décider de ce qu’il voulait faire de son existence. L’implication dans le procès de Baltar lui a permis d’enfin sortir de l’ombre de son père même si cela lui a coûter la plupart de ses relations proches (père, Laura, femme).

Lee est seul mais lui-même et peut montré toute sa sagesse et son sens de la justice lors de son témoignage .

Le fils se lève aussi indique l’épisode 17 de la saison 3 qui est consacré à son personnage . La nouvelle d’Hemmingway dont le titre est inspiré était Le soleil se lève aussi. Il ne s’agit pas d’un hasard : le fils et le soleil sont bien une seule et même personne. Lee s’est réconcilié avec lui-même et symboliquement avec le Soleil qui est en lui, c’est-à-dire le Dieu Apollon qu’il incarne.

Aurora est le guide d’Apollo et c’est dans ce rôle qu’apparaît Kara par son absence après sa mort. La perte de cette personne qui lui ait si indispensable oblige Lee à se remettre en question.

Par sa résurrection, elle agit enfin concrêtement en promettant de guider la flotte vers la Terre mais surtout en guidant lors de l’ultime scène de la saison 3 Lee à travers les étoiles.

Kara et Lee volant l’un à côté de l’autre, c’est l’Aube accompagnant le Soleil qui se lève. C’est l’heure d’un nouveau départ pour Kara, pour Lee, pour la flotte et pour la relation Kara-Lee.




3.20:Crossroads part 2

17042007

Le procès : la réconciliation nationale plutôt que la justice.

Ce deuxième partie de procès est très riche et même si elle n’est pas tout à fait réaliste des choses très intéressantes se passent.
Le témoignage de Lee est le moment fort. Jamie Bamber est vraiment très bon dans cette scène. On sent que Lee aime profondément son père malgré tous leurs différents.
Son argumentation est convainquante mais elle pose problème.
C’est un discours politique qu’il émet or nous sommes dans un procès.

Baltar est coupable de collaboration et de collaborationisme. En tant que chef d’état, il est responsable et condamnable ( le témoignage de Gaeta et le liste d‘éxécution sont des preuves recevables, étant donné les infos dont dispose la cour). Il serait juste que Baltar soit condamné.

Le discours de Lee est plein de sincérité , d’humanisme et montre que le jeune homme a un grand sens de la politique. Son discours n’entraînera peut être pas une décision juste mais certainement une décision sage.
Je crois qu’on a affaire à un nouveau Lee : la mort de Kara l’a fait s’interroger sur ce qu’il comptait faire de son existence, son investissement dans le procès a été une manière d’amorcer ce changement et il pourrait bien servir de déclic.
Lee montre qu’il peut faire preuve de sagesse, qu’il a peut être très mature.
Je crois que cette amorce d’un Lee ayant une stature d’homme politique n’est pas un hasard et aura des conséquences pour la suite.

Sur le plan politique, il a raison. La nécessité de conserver une unité et d’aller de l’avant pour la flotte doit l’emporter sur la vengeance, personnelle, les animosités de toutes sortes.
Il a raison d’insister sur le fait que tout le monde quelque soit ses responsabilités a été pardonné sauf Baltar. Lee se situe dans un objectif de reconciliation nationale: dans les circonstances très difficiles ou ils se trouvent, les coloniaux doivent mettre en avant une unité indispensable à leur survie.
L’acquitement de Baltar soulève des protestations ce qui étaient prévisibles.
Laura Roslin est furieuse. Je crois que c’est la femme et non le leader politique qui rejette cette décision.
La rancœur personnelle qu’elle a pour Baltar a influencé sa décision de ne pas l’inclure dans l’amnistie générale et par conséquent , il lui a fait commettre une grosse erreur politique.

Je ne suis pas étonné qu’Adama est choisit de faire pencher la balance en faveur de l’acquitement. Il a du se retrouver dans le discours de son fils. Adama incarne la sagesse depuis le début de la série.
Roslin a mal prit sa décision mais cela n’a pas créer la « rupture » qu’on pouvait attendre. Je les crois désormais trop proche pour sacrifier leur relation sur un différent politique.

Baltar nous apparaît comme assez naïf dans cet épisode: il a cru que ses deux avocats étaient ses amis et tombent des nues en se rendant compte que le procès terminé , ils n’ont plus rien à lui dire.
Heureusement, pour Baltar, désormais considéré comme un paria, des groupies l’attendent à sa sortie et le mènent vers sa nouvelle vie. Connaissant l’égocentrisme de Baltar, le fait qu’il croit être un instrument de Dieu, sa nouvelle vie comme gourou d’une secte va être riche en couleur.

Les Final Fives : Battlestar Galactica , une comédie musicale ?

A la suite de l’épisode précédent, nous apprenons que Sam et Tory ont une liaison. C’est un élément intéressant en perspective. (Je préfère passer sur la cohérence et le coup du veuf éploré qui est consolé en 15 jours).
Ce couple mythologique pourrait avoir un rôle important, d’autant que je crois qu’un enfant issu de deux FF pourrait être un élément clé pour la suite.

Tyroll entend également la même musique que les 3 autres.
Les 4 individus sont totalement perturbés et finissent par tous converger vers la même pièce du Battlestar. La rencontre est assez bizarre.
Chacun a du mal à se rendre à l’évidence : ils sont tous des « cylons » et l’ont été depuis le début.
Ignorants le pourquoi de la prise de conscience subite de leur condition, ils choisissent de continuer à être la personne qu’ils étaient jusqu’à présent.

Ce quasi-refus d’être un cylon va-t-il durer ? Va-t-on assister comme pour Sharon au changement d’identité des 4 personnages passés de cylons à humains, j’en doute. Les Final Fives auront un rôle mythologique bien trop important par la suite, pour que les 4 puissent de permettre de refuser leur nature de « cylon.»

D’autant qu’en refusant leur nature de cylon, ces personnages ne font peut être que la suivre .
Après tout, le retour de Tigh au côté d’Adama et celui de Tory au côté de Laura , les montrent comme des protecteurs des 2 leaders. Et si tout simplement, c’est cela la mission dont-ils n’ont pas consciences, protéger les personnages « humains »  clés pour la flotte.
Quoiqu‘il en soit, le dilemme promet d’être intéressant.

La musique qui a activé les 4 FF est All along the watchtower.
J’ai un gros problème avec le comment cet élément a été utilisé. Je considère qu’on assiste à un moment de «  shark jumping ».
Le fait que les 4 soient seuls à entendre la mélodie était une bonne idée et suffisant pour permettre aux spectateurs de comprendre ce qui se passait.
Inclure quasiment l’intégralité des paroles de la chanson dans les dialogues des 4 cylons est une idée à la limite du ridicule.
Qu’une ou deux paroles soit dite comme un clin d’œil, pourquoi pas. Mais la totalité, c’est l’overdose en ce qui me concerne.
Même si je comprends que les scénaristes aient voulu faire passer l’idée que cette chanson est avant tout un message d’avertissement, la manière qu’ils utilisent ne convient pas.
De même, voir les 4 fredonnés la chanson en même temps, c’était en trop. Qu’un personnage le fasse, pourquoi pas. Que les Final Fives deviennent une chorale, c’est trop pour moi.
Le choix de la musique venue de la Terre pose de nombreuses questions. Elle me fait penser que les FF sont liés étroitement à la Terre et surtout aux terriens.

Les grands retours : menace et salut

La menace c’est celle des cylons qui sont à la fin de l’épisode en grand nombre (4 basestars) prêts à attaquer la flotte.

Le salut il pourrait bien venir du retour de Kara.
Retour dont je me réjouirai beaucoup plus s’il n’avait pas eu lieu dès cet épisode mais dans l’épisode de janvier prochain. Je crois que les scénaristes font revenir le personnage trop tôt ce qui diminue considérablement l’impact émotionnel pour le spectateur.

Apollo a décidé d’aller aider les autres pilotes à défendre la flotte malgré sa démission de l’armé.
Ce changement d’avis est relativement bien amené.
Il suit la scène ou Tigh explique qu’il doit faire ce qu’il y a de mieux pour la flotte, être là ou il est le plus utile, c’est-à-dire au coté d’Adama.
Je pense qu’Apollo a le même raisonnement : il était le plus utile au moment du procès au côté de l’avocat de Baltar. Maintenant que le procès est fini, sa place est avec les autres pilotes à défendre la flotte.

Voilà pour le raisonnement logique. Une intuition me fait pensé qu’une autre chose bien plus importante, le pousse à aller voir dehors.
Comme par hasard, il repère immédiatement le vaisseau inconnu, comme par hasard il choisit d’aller le poursuivre. Comme par hasard, c’est son viper que le vaisseau choisi de taquiner. Comme par hasard, c’est Kara qui se trouve à bord du vaisseau mystère. Comme par hasard, elle sait que c’est qui est dans le viper.
Bref, beaucoup trop de hasards pour qu’une explication mythologique ne soit pas derrière tout cela.

La dernière scène est à double lecture. Une lecture simple et une lecture symbolique , je vous les propose. 

Lecture simple:

Kara a été sur Terre et va y mener la flotte ou seulement Lee dans un premier temps ? (le « us » est vague).
Elle avait bien une destiné, et pas celle de mourir stupidement pour rien après avoir pardonner à sa maman. Merci Ron de ne pas avoir insulter notre intelligence en tant que spectateur.

Cependant, on n’a encore aucun de moyen de savoir « qui » elle est devenue.
Visiblement, elle va bien et est heureuse, ce qui constitue un grand changement par rapport à la Kara torturée et parfois mal aimable de cette saison.
On devrait donc avoir une Kara différente certainement plus sereine, plus mature, ayant expérimenté la mort, ayant pardonné sa mère et réglé le sort de son passé d’enfant battu.
Tous ces changements me plaisent beaucoup et je crois qu’ils n’interviennent pas par hasard. La nouvelle Kara a certainement d’autres choses importantes à accomplir et cette paix avec elle-même était nécessaire.

Je suis assez partagé par son rire en voyant le visage médusé de Lee. Elle doit bien se douter que celui-ci  a souffert le martyr en la croyant morte, et elle en rit. Cela ne me semble pas être la réaction la plus pertinente.
 
De son côté, Lee est du mal à croire ce qu’il voit. Il est pour le moins choqué et on peut le comprendre.
Je ne pense pas que Kara soit seulement une hallucination car cela serait difficilement gérable la saison prochaine. Imaginez 15 ou 20 minutes de chaque épisode ou Kara est là mais seul Lee peut la voir, on va très vite tourner en rond.

Le dernier plan est un immense et virtuel travelling arrière partant des deux vipers et allant jusqu’à la Terre qui ne semble plus se situer si loin que cela de la flotte.
Le plan est superbe (peut être un peu trop rapide) comme tous les effets spéciaux de cet épisode.
Il donne un aspect « coup d’œil divin » sur la situation de la galaxie assez intéressant quand on connaît les connotations religieuses de la série. Il semble confirmer que Lee n’hallucine pas puisque le viper de Kara est visible par un point de vue autre que le sien.

 

Lecture symbolique:

Kara apparaît, c’est elle qui poursuivait Lee mystérieusement à travers les étoiles. Elle se glisse à ses côtés en arrivant littérallement, par un angle sous lequel on ne l’avait jamais vu avant.
Son viper est lui aussi tout nouveau.
Son sourire plein d’amour et de sagesse symbolise tout ce qu’est la vie.
Kara (Aurora) incarne l’aube se levant encore une fois.
« It’s really me »
« It’s gonna be ok » Son ton est doux, rassurant, littéralement comme la caresse de l’aube qui réveille.

L’aube, c’est aussi celle de Lee qui va « renaître ».
Sa transformation amorcée depuis The son also rises ( ce n’est pas hasard si le titre dont il s’inspire est The sun also rises) est sur le point de prendre fin avec le retour de cette aube que lui Apollo le dieu du soleil, attendait.
Le plan suivant montre les deux vipers volant en tamdem comme ils l’ont toujours faits. Littéralement, nous voyons Aurora l’aube accompagnant le lever d’Appolon dieu du soleil.

Puis, la caméra s’éloigne montrant la flotte , les basestars. Cette guerre devient de plus en plus petite à l‘échelle de la galaxie, nous faisant prendre conscience qui les humains et cylons sont peu de choses finalement.

Et puis, la Terre, ce point que tous devraient garder comme objectif. L’objet qui explique l’obsession des humains à survivre.




3.19: Crossroads part 1

17042007

La première scène est très intéressante bien qu’encore difficile à interpréter : Roslin semble vouloir s’emparer d’Hera (afin de soigner son cancer ?)  mais Athena est là et visiblement, n’a pas l’intention de la laisser s’approcher de sa fille une deuxième fois. Finalement, c’est Mind 6 qui sauve l’enfant. La présence de Mind 6 est la plus mystérieuse mais elle est assez cohérente avec les éléments donnés dans KLG 2: elle est la mère d’Hera à un certain niveau de réalité donc il est normal qu’elle la protège.
A mon avis, Roslin est bien partie pour avoir des difficultés à soigner son cancer , à moins qu’elle ne se trouve un autre hybride.

Les scènes du tribunal sont intéressantes , très proches de ce qu’on peut voir dans les dramas US tel que Law and Order: ce n’est pas très original mais c’est toujours efficace.
Mark Sheppard a encore l’occasion de montrer qu’il est un très grand acteur . J’ai eu un peu plus de mal avec Jamie Bamber alors que la position de Lee m’intéresse beaucoup et est la proche de la mienne.

EJO et MMD sont brillants comme d’habitude , même si leurs deux personnages commencent à personnellement m’agacer: leur obsession de dissimuler la vérité au reste de la flotte commence à être pesante.
C’est une très bonne chose que le cancer de Laura devienne public : il est totalement illusoire de croire que la flotte n’a pas besoin d’être préparer à la perte de son leader politique. Si une succession doit être trouvé cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Nous ne sommes pas dans un régime monarchique…

La question du système qui marche ou pas est intéressante . Personnellement, je partage la position de Lee. Il y a un système sûrement imparfait mais qui existe, on doit donc s ’en servir. Après tout, les mauvaises lois valent toujours mieux que pas de lois du tout.

Je ne crois pas que Lee soit manipulé. On pouvait avoir des doutes dans The son also rises mais là , il dit clairement qu’il ne fait pas cela uniquement pour « casser les pieds de son père » mais bien parce qu’il croit à ce qu’il fait. Et il a du courage car il est seul. Je ne crois pas que Lee soit si proche de Lampkin (qui lui est aussi brillant qu’ ambigue).
Et définitivement, « Lee n’est pas passé du coté obscure de la force »: il hait profondément Baltar et ce qu’il a fait.
Je crois qu’il n’y a pas de côté obscure dans ce procès, juste une faillite collective dont Baltar est l’incarnation.
Sûrement doit-il être punit, mais il est clair que le banc des accusés est ridiculement peu rempli…

La position d’Adama me déçoit : Baltar ne mérite pas de procès, c’est beaucoup trop facile. Lampkin a raison sur ce point.
D’autant que si on doit déterminé des responsables depuis le premier exode, ni Adama , ni Roslin n’ont les mains blanches. Et pourtant, ils sont encore en fonction et se permettent de donner des leçons de morale.

Dans les autres choses intéressantes, Dee s’en va. Cette réaction est très cohérente.
Depuis le début, elle est attirée par Apollo parce qu’elle pense qu’il ressemble à son père. Elle a épousé le père à travers le fils. Alors quand le fils claque la porte au père, elle ne peut pas le supporter.
Quand au couple en lui même, il n’a jamais été crédible (à part les deux aveux  » It’s not a marriage, it’s a lie » et « You’re more like him (son père) than you know.  That’s one of the reasons that I married you. »).
Lee et Dee se sont mariés par défaut , le premier parce que Kara a été incapable d’assumer ses sentiments, la seconde parce qu’elle ne pouvait pas épousé Adama.

J’espère que cette histoire est définitivement finie car on a déjà traité le sujet durant 3-4 épisodes de mi-saison.  

 

 

Sam, Tigh, Tory entendent une musique que personne d’autre l’entend.
Il semble assez clair que nous tenons 3 de nos Final Fives.
Si l’on considère que les FF sont des êtres « bons » et qu’ils sont des protecteurs des personnages humains les plus importants de la flotte alors les trois sont très cohérents.
Sam : protecteur de Kara qui s’inquiète dès que sa destinée est menacée ( la crise dans Rapture quand il la croit en danger de mort , les allusions répétées à sa destinée).
Tigh: protecteur d’Adama, celui qui le soutient depuis le début ( la détresse quand Adama se fait tiré dessus)
Tory: protectrice de Rolsin , qui s’énerve quand celle-ci est mise en difficulté ( la crise lors de la conférence de presse)
Il est aussi intéressant de voir que les FF semblent être les victimes de prédilection des 7  autres modèles cylons.

De nombreuses questions se posent quand à leur origine car si Tigh a été chargé de protéger Adama depuis 30 ou 40 ans, cela veut dire que les FF sont beaucoup plus anciens que ce qu’on pensait.
Il se pourrait qu’ils ne constituent pas la même génération de cylons que les 7 modèles déjà connus mais qu’ils soient les cylons d’origine , ceux crées sur Kobol il y a des milliers d’années. Ce type de théorie expliquerait l’ancienneté du temple dans Eye of Jupiter.
Quand à l’activation subite de ces FF, il semble comme le fait remarquer un Helo inquiet qu’une tempête approche , reste à savoir quoi. Peut être la Terre.




3.19: The son also rises

17042007

Points négatifs:

- L’histoire des attentats me laisse perplexe. Si l’idée était pertinente , je n’ai pas trouvé qu’elle ait été exploiter autant qu’elle aurait pu l’être.
- Je ne suis pas sûre que le chat était nécessaire (même si j’adore ces animaux).

Points positifs:

- On ne voit pas Dee.
Il aurait été très décevant que la question du deuil de Lee soit ramener à elle. Cela confirme son absence d’influence majeure dans la vie de son mari, et surtout permet à Lee d’avoir une occasion de surmonter son deuil de manière intéressante et originale.
Et puis, quand on voit à quel point Lee est ravagé intérieurement , on ne peut que trouver logique qu’il lui faille bien plus que sa cruche pour surmonter les choses.

- J’ai trouvé très bien traité la douleur de Lee, Sam et Adama: chacun la vit différement.
Le rapprochement entre Lee et Sam montre que les deux hommes sont capables d’être matures ( a-t-il fallu que Kara meurt pour cela ait enfin lieu ?) et surtout il est symboliquement très fort : malgré toutes leurs différences, Sam et Lee sont  « simplement » deux hommes qui aimaient la même femme.
Dans le fond, il est plutôt juste de voir cela comme quelque chose qui les rapprochent , que comme quelque chose qui les séparent. C’est en tout cas c’est que semble dire la dernière scène du mémorial.

-J’ai trouvé très dure et en même temps très juste, la confrontation entre le père et le fils sur le thème « lequel souffre le plus ».
Lee pourrait balancer la vérité, mais il a cette noblesse de ne pas le faire. Les choses sont quand même très dures pour lui : il n’aura jamais pu vivre sa relation avec Kara au grand jour et même après sa mort, il est condamné au secret.
En dehors de cet aspect, on sent de plus en plus les tensions réapparaitrent entre le père et le fils. La cassure approche , ce qui ne sera pas sans conséquence.

- Clairement, l »épisode a le mérite de montrer que Lee est celui qui souffre le plus de la situation et de la pire des façons puisqu’il doit intérioriser en permanence sa douleur.

- Le titre de l’épisode est intéressant. Il s’inspire du titre d’un nouvelle d’Hemmingway « the sun also rises ». Le soleil et le fils des titres sont une seule et même personne Lee.

La confusion entre les deux mots est révélatrice: Lee devient Appolon. Il se rapproche de plus en plus du dieu grec dont il porte le nom. Appollon est traditionellement associé à la justice , la droiture, la lumière et la raison. Ces valeurs sont celles de Lee depuis le départ. Et aujourd’hui, ayant perdu Kara, Lee n’hésite plus à engager son existence pour les défendre.

- Romo tombe à pic dans la crise intérieur que traverse Lee. Il  a compris ce qu’il ressent et apparemment a vécu quelque chose de similaire. C’est bien que Lee est une occasion de transformer la mort de Kara en quelque chose qui lui donne une raison de vivre.
Et dans le fond, c’est très logique. Kara a toujours été un déclencheur pour Lee. Elle était celle qui le secouait régulièrement et le poussait à agir (pour le meilleur et pour le pire).
Alors, si Lee doit effectuer un changement complet dans son existence , la mort de Kara (associée à la venue de Romo) constitue le meilleur déclencheur.

Cependant, le discours de Romo nous laisse aussi une porte ouverte vers un retour de Kara. Car la leçon de Romo c’est qu’après avoir mesuré à quel point il aimait cette femme , ce qu’il voulait c’était être avec elle. De là , à y voir une nécessité pour Lee de mettre en application cette doctrine dès que la femme qu’il aime lui reviendra ….

- Romo est un personnage passionnant , avec une qualité d’observation et de compréhension des êtres qu’il rencontre assez impressionante . L’acteur qui l’interprête a fait un boulot formidable.

- Adama m’a fait encore pleurer dans la première scène. C’était tout bête comme idée la photo mais tellement dans l’esprit de Kara.
J’ai aimé le fait qu’elle ne soit pas vraiment partie: on sent à quel point elle ère dans les esprits…

- Baltar est toujours aussi étonnant, et la phrase final me laisse dans l’interrogation.
Que sait Romo que nous ignorons ? Cela me fait penser qu’il s’agit d’un indice mythologique qui pourrait nous aider à déterminer quel rôle joue Baltar dans la grande histoire.




1.02:Water

17042007

Previously on

On commence par un rappel de l’épisode précédent: la destruction de l’Olympic Carrier et le sauvetage d’Helo par Sharon sur Caprica désormais occupée. La première scène de l’épisode nous montre Boomer seule dans une salle du Galactica. Ses vêtements sont trempés. Visiblement, elle ne sait ni pourquoi elle est trempée , ni ce qu’elle fait dans cette salle.

Elle semble souffrir d’amnésie.

On l’a voit ouvrir son sac et découvrir un uniforme à son nom.

Visiblement, elle semble étonnée face à cette étiquette. Pendant quelques instants, elle ne sait plus qui elle est. Sharon Valeeri est brièvement un nom étranger pour elle.

Sous son uniforme, elle découvre une petite bombe, ce qui l’affole. Elle réussit cependant à la désamorcer et fonce en direction de l’armurerie.

Au moment de remettre l’explosif à sa place, elle découvre horrifié qu’il en manque 7 en tout.

Une succession de plans brefs , nous les montrent posés quelque part sur le Galactica près à exploser.

On peut difficilement mieux posé les éléments de l’intrigue d’un épisode que dans cette première. Tout y est.

La question de l’eau, celle de l’identité de Sharon et celle des explosions sont posées. On peut voir dès le départ qu’elles sont fortement liées.

Les éléments clés étant posés , le générique peut apparaître.

Des monstres dans les placards

Il est suivit de deux scènes sur le thème de la préparation pour accueillir la présidente.

Dans la première , Tigh cherche en grognant l’écharpe de cérémonie de son uniforme. On peut voir qu’il n’est pas très attaché au protocole. Le cérémonial militaire l’agace d’autant qu’il a un problème beaucoup plus important à régler.

En cherchant son écharpe, il retrouve sa vieille ennemie, une bouteille de bourbon.

L’alcoolisme de Tigh était évoqué dans la minisérie et l’on a pu voir dans 33 que Tigh est dans une phase de lutte contre cette vieille habitude. D’après ce que dit Adama, il semble qu’il soit sur le chemin d’en finir avec ce problème.

C’est dans ce même souci, qu’il trace des niveaux sur sa bouteille. Il met en place un rationnement.

Dans la scène suivante, c’est Lee que nous voyons se préparer.

Lui est plus à l’aise avec le protocole. Mais, il a aussi un problème de taille qui revient le hanter en ouvrant son placard ( décidément, il y a beaucoup de montres cachés dans les placards du Galactica).

Dans le miroir, il se revoit appuyant pour détruire l’Olympic Carrier. Cette action le ronge depuis 33.

Et c’est la première chose dont il parle avec son père en le croisant.

Lee est un jeune homme assez idéaliste (nous le verrons régulièrement dans la suite de la saison) et qui manque de confiance de lui.

Tout cela explique pourquoi il questionne facilement ses actions.

C’est une bonne chose car quelque part, Lee est un peu le porte parole du spectateur, celui qui voit Adama et Roslin prendre des décisions cruciales et va les voir pour leur demander pourquoi, est-ce que c‘était le choix possible…

A la question ne doit-on pas questionner ses actions lorsque l’on est un leader, la réponse d’Adama est intéressante, conforme à ce qu’il dit dans 33.

C’est une réponse de pragmatique. On vit avec le fardeau que constitue l’ensemble des actions, des décisions que l’on a prise mais il faut aller de l’avant. Il est trop tard pour se questionner.

C’est une réponse qui convient pour un militaire , un homme qui doit gérer une crise rapidement puis passer à la suivante.

Nous quittons le Galactica pour le Colonial One ou la présidente Laura Roslin se prépare elle aussi pour la cérémonie protocolaire.

A cette occasion , elle montre qu’elle n’est pas à son poste par hasard. Cette femme est habitué aux manoeuvres politiques et effectue le calcul de chacune de ses actions , tout comme celui des personnes face à elle.

Elle va jouer le jeu du protocole convaincu que la chose plaira à Adama et qu’ainsi il sera plus facile de s’entendre avec lui.

Dans cette scène , on découvre également la naïveté charmante de Billy vis à vis des femmes. Cette idée réapparaîtra dans une scène ultérieure.

Visite présidentielle

Dans la scène suivante, Roslin placée à côté d’Adama, au centre du CIC, remercie les membres du Galactica.

Le placement dans l’espace des personnages dans cette scène est très important.

Il s’agit de montrer que certes Adama est « chez lui », il est le chef à bord du Galactica.

Mais, que lorsque Roslin est là, elle a une place au moins égale à la sienne et même théoriquement supérieure.

Roslin est le leader politique, elle a donc un statut supérieur à celui d’Adama, le chef militaire qui reste au service du pouvoir politique.

Cependant, les choses restent complexes. Et, rien ne garantie que chacun accepte de ne pas empiéter sur le territoire de l’autre.

Symboliquement, cette scène s’inscrit dans la continuité de 33. Les deux leaders acceptent de jouer le jeu et font des efforts pour que les choses passent bien. Bien sûr, la question est, cela va t-il durer ?

La scène suivante, nous montre le Chief et Sharon dans le hangar. Cette dernière annonce à son petit ami qu’elle a un problème et ils quittent le hangar pour s’isoler , sous les yeux de Cally, qui a compris leur petit manège amoureux.

De retour au CIC, nous avons le droit à un cours du guide touristique (c’est lui qui le dit) Adama à Roslin sur le recyclage de l’eau à bord du Galactica.

On apprend que 100 % de l’eau est recyclée , ce qui n’est pas le cas des autres vaisseaux.

Il y a plein de choses intéressantes dans cette scène et dans les suivantes sur le même thème.

Juste un aspect ,une interprétation très subjective me fait penser que Moore fait un clin d’oeil écologiste dans cette scène.

Je ne sais pas s’il est porté sur l’écologie (la question n’est pas là) mais il y a un côté « voyez dans notre série, le vaisseau principal, il est écolo ».

Et les civils (disons les habitants en règle générale quelque soit leurs planètes d’origine)

s’en prennent plein la figure dans la scène du briefing un peu plus tard. Ils veulent des bains sinon ils couinent… , ils sont incapables de se rationner. Tigh a beau être cynique sur ce coup, il a néanmoins raison.

Il a un mélange de gravité (manquer d’eau , c’est une tragédie) et un côté plus léger ( si les civils gaspillaient moins cela serait plus facile).

Quelque part, c’est gonflé parce que le spectateur peut se sentir visé et il aurait d’ailleurs raison.

La scène suivante nous montre Boomer avouant au Chief qu’il manque 6 détonateurs dans l’armurerie.

Elle est paniquée (on la comprends) et bien sûr, son petit ami lui promet de la protéger quoiqu’il arrive , et nous verrons qu’il tiendra parole.

Jeux de dupes 

La scène suivante dans le CIC est assez réjouissante de cynisme et d’hypocrisie.

Deux duos sont postés à chaque extrémité de la salle.

D’un côté, Tigh et Adama , de l’autre Roslin et Apollo.

Adama et Tigh ricanent car le premier doit faire le guide touristique.

De l’autre, Roslin confiant à Apollo qu’elle est convaincue qu’Adama l’a prend pour une idiote.

Et Appolo qui rougit, et lui répond que bien sûr que non.

On voit à cette occasion qu’Apollo et Roslin sont proches.

La scène entre Billy et Dualla fait écho à la première avec la présidente.

Billy essaie de faire un compliment à Dualla ( sur ses cheveux). Sa maladresse déstabilise pour quelques instants , puis l’amuse.

Le point positif est que Billy comprend qu’il n’y connait rien aux femmes.

La naïveté et la légèreté de cette scène forme un bon contrepoint face à l’âpreté des manoeuvres entre leaders.

Roslin et Apollo continuent leurs messes basses.

C’est intéressant de voir que Laura Roslin est demandeuse de conseils auprès d’Apollo. Elle est aussi rusée , on peut penser qu’elle n’approche pas le fils d’Adama par hasard mais pour pouvoir mieux manoeuvrer avec le père.

Quand elle veut se faire confirmer ce qu’elle tient pour une évidence, à savoir qu’Adama est très attaché au protocole; la réponse de Lee la surprend beaucoup.

Elle a mal jugé Adama dès le départ.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

Une bonne parce qu’elle sait désormais à quel point Adama peut être un allié pour elle. Il est décidé à la soutenir dans sa position , à l’aider.

Une mauvaise parce que la personnalité d’Adama n’est pas aussi prévisible qu’elle pouvait le croire et qu’elle ne va pas pouvoir le faire manoeuvrer facilement comme elle l’avait prévue.

Elle va donc devoir apprendre à connaitre William Adama et au dernier épisode diffusé, elle est loin d’avoir achever cette mission.

Nous retournons auprès du Chief et de Boomer qui cherche quoi faire.

Déjà , Boomer a tout compris.

Elle sait que si elle parle, elle sera soupçonné d’être un cylon et elle voit un danger majeur arrivé : la suspicion mutuelle.

Une fois, la rumeur de la présence d’un cylon lancée, elle est consciente que le pire va arriver. Tout le monde va se méfier de tout le monde, les dénonciations vont pleuvoir…

Avant que les deux amants n’aient trouvé de solution, la catastrophe se produit.

Les façades extérieures des réservoirs pleins d’eau du Galactica explosent.

La scène suivante nous montre Chief et son équipe entrant dans les réservoirs désormais vides afin de déterminer les causes de cette catastrophe.

A l’extérieur du Galactica, le raptor de Boomer éclaire l’intérieur du réservoir.

Boomer a peur, elle a conscience que les explosifs manquants sont sûrement à l’origine de l’explosion.

Dans la salle de crise du Galactica, une réunion a lieu.

Elle rassemble les principaux dirigeants.

Le rationnement en eau est décidé pour les militaires et les civils.

Les réserves d’eau pour la flotte sont désormais de deux jours.

BSG , une tragédie moderne 

Après les mesures pour limiter les dégâts, se pose la question : que s’est-il passé?

Il y a plusieurs possibilités comme le dit Gaeta.

Bien sûr le spectateur a déjà les éléments lui permettant de connaitre la réponse, nous sommes donc dans une position particulière.

L’intérêt pour le spectateur n’est pas de connaitre la réponse mais de voir comment les personnages vont agir face à cette situation.

Il est intéressant de noter que cette position très particulière dans laquelle se trouve le spectateur dans cet épisode ( et dans de nombreux épisodes à venir) est très proche de celle du spectateur d’une tragédie grecque ou classique.

Typiquement dans une tragédie, le spectateur sait en entrant dans la salle que les héros vont mourir, que les choses vont mal finir.

Il ne vient donc pas pour savoir si oui ou non les héros vont s’en sortir, mais pour voir le chemin qu’ils vont emprunter jusqu’à leur chute. L’intérêt est de voir comment tel ou tel choix conduit le héros vers son destin tragique.

Je pense que ce choix est très judicieux.

Je prendrais l’exemple le plus évident qui est celui du personnage de Boomer qui lorsque l’on connait son parcours en entier, est un vrai personnage de tragédie.

Depuis le début , nous savons qu’elle est un agent cylon dormant et qu’elle l’ignore tout comme le reste de la flotte.

Au fur et à mesure, sa nature cylon émerge et prend le pas sur sa personnalité humaine.

Elle a beau lutter avec courage contre sa nature de cylon, cette lutte est perdue d’avance. Elle ne peut rien contre des éléments qui sont plus forts quelle et qui l’entraînent au fur et à mesure vers la chute.

Cette lutte contre elle même se joue tout au long de l’épisode.

Elle n’en est qu’au début. Elle a encore la capacité de prendre le dessus sur sa nature de cylon mais la lutte est difficile et va se durcir avec le temps.

Dans cet épisode, il n’y a pas de vainqueur. Les réservoirs ont été détruits, une planète possédant de l’eau a été trouvé. Le mal causé par la cylon qui est en elle, a été réparé.

A la fin de la réunion, Adama prends à la décision d’envoyer des équipes de reconnaissance explorer les systèmes solaires les plus proches afin de trouver de l’eau.

le Chief et son dilemme

Dans la scène suivante Cally montre au Chief un morceau de la coque calcinée visiblement par un explosif.

Se rappelant la confession de Boomer, le Chief pour la protéger, fait l’hypocrite en disant que la rouille a beaucoup endommagé le matériel.

Le Chief aime Boomer et veut la protéger quoi de plus normal.

Mais, le drame est bien que cet amour l’aveugle.

Avec les éléments en sa possession, la responsabilité de Boomer est presque établie.

Depuis le début de l’épisode, il cherche à protéger Boomer à tout prix (au début parce qu’il est convaincu qu’elle est innocente, mais à cet instant, on voit bien qu’il n’en est plus très sûr).

Il se trouve dans une position très difficile. Il devrait dénoncer Boomer s’il était fidèle aux règles de sécurité, mais il ne peut pas la dénoncer car ce serait trahir la confiance de Boomer et la femme qu’il aime.

Face à ce dilemme, il a choisit la femme qu’il aime.

Mais, le plus intéressant, n’est pas son choix mais le fait que comme dans toute situation de tragédie quelque soit le chemin emprunté il mène à la même catastrophe.

Ici, peu importe, qu’il ait choisit de dénoncer ou protéger Sharon, cela se terminera très mal dans les deux cas.

Après une brève scène ou Tigh se fait rappeler à l’ordre par Adama pour s’être moquer de la présidente, nous retournons sur Caprica.

Sharon a conduit Helo jusqu’au raptor qu’elle est censée

avoir utilisée pour revenir le chercher, seulement voila les cylons l’ont repérés, nos deux fugitifs vont donc devoir trouver une autre solution pour quitter cette planète.

On revient au briefing sur le Galactica.

Le Chief expose ses découvertes d’explosifs et explique que le maître d’armes a commencé une enquête pour savoir qui a pu prendre les explosifs dans l’armurerie.

Ce qui semble un point de détail, l’enquête, deviendra un élément majeur dans l’épisode suivant.

Une réunion confidentielle prolonge le briefing.

Un cylon est à bord du Galactica , maintenant c’est une chose certaine.

Adama et Roslin voient le danger arriver.

Car la menace la plus grave n’est paradoxalement pas le cylon, mais la suspicion générale qui risque de s’établir si tout le monde sait que les cylons ont une apparence humaine.

Par conséquent, cette information doit rester secrète.

Bien entendu, nous sommes face à la classique interrogation sur ce qui doit être dit et connu de l’ensemble des citoyens et ce qui doit rester confidentiel.

Ici, la prudence l’emporte. Mais, nous verrons dans les épisodes suivants que ce choix ne sera pas sans conséquences.

Baltar est interrogé sur l’avancement de son test permettant de détecter les cylons.

Bien entendu, Baltar n’a aucune idée de comment réaliser ce test. Alors, il s’enfuit par la pensée.

Il retrouve Number 6 dans son ancienne villa sur Caprica.

Number 6 est dans un bain moussant au bord d’un splendide lac bleu turquoise. Pendant ce temps là, sur le Galactica, on a rationné quoi déjà …

Une discussion très à propos sur le mensonge s’engage.

Baltar le pratique depuis sa plus tendre enfance et cela lui a plutôt réussit.

Alors, rappeler à la réalité par Adama, il ment.

Il évoque tous les problème matériels qui l’empêchent de pouvoir travailler puis commence à évoquer des termes techniques incompréhensibles pour le commun des mortels.

Adama qui est un homme pragmatique l’interrompt. Il a besoin de matériel, il l’aura. Il veut du personnel (une femme suggère N°6), pas de chance il aura Gaeta.

Chez Bill Adama

Après avoir vu Apollo, souhaiter « bonne chasse » à Boomer partir chercher une planète avec de l’eau, nous retrouvons Roslin dans les quartiers d’Adama.

C’est une scène intéressante car assez inattendue.

J’ai évoqué la personnalité peu ordinaire de William Adama plus haut et bien cette scène nous confirme cette idée.

Les quartiers d’Adama (que nous aurons l’occasion de visiter plus en détail dans les épisodes suivants) renvoie une image plutôt originale de ce chef militaire.

Il vit dans un décor bourgeois, feutré, entouré de nombreux livres.

Il donne l’image d’un intellectuel aimant les belles choses et le calme.

Bien sûr, le geste d’offrir un roman à Roslin est important parce qu’il traduit une volonté d’établir de bonnes relations avec la Présidente (mais cela on le savait déjà) et également avec la femme Laura Roslin (et cela c’est nouveau).

Je pense qu’Adama est dans la même logique vis à vis de Tigh. Il a de très bonnes relations de travail avec les personnes dont il est proche personnellement.

Il est dans le même état d’esprit vis à vis de Laura Roslin.

Baltar et Gaeta: une drôle d’association 

Nous retrouvons Baltar dans les couloirs du Galactica en compagnie de son assistant Gaeta.

Visiblement, Baltar n’est pas du tout content de la situation. Il ne porte aucun intérêt à celui qu’il considère comme un boulet auquel on vient de l’enchaîner.

Gaeta est au contraire aux anges, il piaffe d’impatience

À l’idée de commencer les travaux.

Il faut avouer que le décalage entre l’humeur des deux hommes est savoureux.

Les deux hommes tombent sur Starck et des pilotes qui jouent aux cartes.

C’est l’occasion pour Baltar de se joindre à eux et de se débarrasser de Félix.

Baltar et Starbuck : le façe à façe

Baltar fait connaissance avec Starbuck. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont pas mal de points communs.

Tout deux sont arrogants, sûrs d’eux. Ils aiment le défi et être au centre de toutes les attentions.

La partie qui s’annonce entre les deux promet.

Nous retrouvons Adama et Roslin discutant sur le canapé.

Roslin est venue avec une requête : des émeutes liées aux manques d’eau ont éclatés dans les vaisseaux civils et il faudrait que l’armée rétablisse l’ordre en l’absence de police.

Adama est très réticent. Il dit avec raison que ce n’est pas son rôle et voit le danger qui guette s’il endosse les deux rôles.

Cependant, le caractère pragmatique du personnage prend

le dessus et il accepte de faire une concession pour cette fois.

La scène suivante nous montre Boomer et son ECO scannant la surface d’une planète à la recherche d’eau. Un détonateur est caché sous le tableau de bord de Boomer.

On retourne à la partie de cartes entre Baltar et Starbuck.

Aucun des deux ne veut lâcher et chacun prend des risques pour gagner.

A la surprise générale, c’est Baltar qui l’emporte.

Par galanterie, il offre une cigarette à Starbuck.

Visiblement, elle l’a impressionnée (nous verrons dans les épisodes suivants que son intérêt pour elle, va grandissant).

Boomer et son dilemme 

On retourne à bord du raptor de Boomer. 

Il y un problème si son jeune ECO ne détecte pas d’eau sur son écran, ce n’est pas le cas de Boomer pourtant celle-ci semble ne pas arriver à en prendre conscience.

Elle est bloquée par sa nature de cylon qui l’empêche de dire cette information cruciale.

Le détonateur sous le tableau de bord a alors un sens. Posé par Boomer lorsqu’elle était sous influence de sa nature de cylon, il permettra de faire exploser le raptor soit si son ECO trouve de l’eau, soit si elle même trouve de l’eau mais ne peut résister à sa nature humaine. Plutôt que de risquer d’apporter à l’ennemi, une ressource nécessaire , elle préfère se suicider.

La lutte contre elle même va donc être double : arriver à dire qu’elle a trouvé de l’eau et ne pas faire sauter le raptor.

Cette lutte est douloureuse mais Boomer va la gagner courageusement.

De l’eau est trouvée et Adama peut l’annoncer à toute la flotte.

La scène de joie dans le CIC, à l’annonce de la découverte d’eau, est l’occasion qu’une perle d’humour. « Let’s go have a drink ! » lance Adama à Tigh.

Helo et Sharon : rapprochement et surprise 

Nous retournons sur Caprica.

Helo demande à Sharon pourquoi elle est revenue le chercher.

On sent bien que sa question n’est pas neutre. Il a sentit qu’il y a quelque chose qui cloche dans l’histoire de Sharon. Et il y a aussi le fait assez visible qu’il est attiré par elle. Alors, on peut penser qu’il attend dans sa réponse, quelque chose qui aille dans ce sens.

Mais, Sharon est prudente sur les deux tableaux.

Coup de théâtre (et nécessité de créer un intérêt pour le spectateur), Helo capte une transmission colonial.

Ils ne seraient pas les seuls survivants.

Emportés par la joie mutuelle, Helo et Sharon s’enlacent puis se séparent mal à l’aise.

Bien sûr, c’est un peu cliché comme réaction mais quand on connait la suite de l’histoire de ce couple, on pardonne ce démarrage pas très original d’autant que les scénaristes sont pressés par la contrainte temporelle.

Appolo , nouveau conseiller de la présidente 

Du côté du Colonial One, nous avons une scène très intéressante entre la Présidente et Apollo sur la responsabilité.

Après avoir été demandé conseils auprès du référent paternel en début d’épisode, Apollo va maintenant avoir les conseils de son référent maternel.

Roslin n’a pas tout à fait la même vision des choses qu’Adama. Elle insiste plus sur le fait d’apprendre de ses erreurs et de se rappeler.

C’est une conception fidèle à l’institutrice qu’elle a été.

On apprend qu’elle connait bien le Président Adar au passage.

La présidente demande à Apollo d’être son conseiller militaire, pour être précis de l’aider à comprendre le fonctionnement militaire. Elle ne cherche pas à interférer dans les décisions d’Adama mais bien à comprendre un milieu qu’elle connait peu.

C’est une attitude intéressante de la part de la présidente et son choix d’Apollo est très intéressant.

Apollo accepte et aura pour première mission d’annoncer la chose à son père.

Boomer cylonisée ? 

Nous retrouvons Boomer et le Chief.

Ce dernier lui annonce qu’il a dit au maître d’arme avoir trouver une bombe sous son tableau de bord.

Sharon panique mais il la rassure, il est convaincu que cela va aider à l’innocenter.

Le dernier plan de l’épisode nous montre Boomer marchant dans les couloirs du Galactica l’air décidé, les yeux fixes. Elle a clairement la démarche d’un robot…




1.08:Flesh and bone

17042007

J’ai fait une tentative de commentaire de cet épisode.
J’ai détaillé l’histoire en même temps que j’essais de l’analyser donc le texte est très long.

Le titre de l’épisode « Flesh and bone » peut se traduire en français par l’expression «  de chair et de sang ».
Dans cet épisode, BSG nous montre comment construire un face à face psychologiquement intense et thématiquement passionnant avec seulement deux chaises, une table et un seau d’eau… et une guest star Callum Keith Rennie.
De quoi nous faire regretter la saison 1.…

Le cauchemar de Laura.

La première scène de l’épisode est un cauchemar de Laura Roslin. Elle se voit marcher dans une forêt la nuit, soudain un homme lui fait signe et la préviens que des cylons la poursuivent. Trois silhouettes courent en effet après Laura. Il ne s’agit pas de centurions mais de silhouettes humaines qui font penser à des marines.
Le cylon rejoint Laura et la maintient contre un arbre ce qui lui permet de passer inaperçue.
Les trois silhouettes continuent leurs courses.
Le danger écarté, le cylon s’envole brusquement sous les yeux de Laura.

Dans cette première scène, nous revoyons Leoben , un cylon déjà vu dans la mini série et qui a pour spécialité la manipulation des esprits humains. Il a pour habitude de mêler le vrai (et même nous le verrons le prophétique) et le faux.
Dans le rêve, quelque chose peut nous interpeller dès le départ. Leoben convaint Laura qu’elle est poursuivit par des cylons, mais est-ce bien vrai ?
Ces trois silhouettes ressemblent bien plus à des marines qu’à des centurions cylons. Nous n’avons jamais vus ou entendus parler de cylons humanoïdes se comportant comme des unités de combat.
La réalité ne serait-elle pas que c’est Leoben qui est poursuivit par ces soldats…
Dès le départ, l’idée de tromperie est présente.


Leoben est de retour.

Dans la scène suivante, Laura se réveille de son cauchemar et apprend par Billy qu’un cylon a été trouvé à bord d’un des vaisseaux de la flotte.
Après avoir informé Adama de sa présence, elle obtient qu’il soit interrogé par un homme de confiance de ce dernier, ce sera Starbuck.
Adama la prévient de ce méfier de ce cylon dont la dangerosité vient du fait qu’il ne se contente pas de mentir mais mêle sans cesse vérité et mensonge.
La plaisanterie de Kara sur le fait que sa mère disait qu’il n’y avait rien dans sa tête, est loin d’être anodine et prendra beaucoup plus de sens par la suite.
Adama confie son rapport sur Leoben à Kara , et en voyant sa photographie, Kara semble déstabiliser. Apparemment, ce visage ne lui est pas inconnu…

C’est le moment pour le générique d’apparaître suivi comme pour tous les épisodes mythologiques de la série d’un cours montage de différents plans qui apparaîtront dans l’épisode.
Ce gimmick visuel a déjà été utilisée dans d’autres séries mais dans BSG on peut penser que son utilisation ne doit rien au hasard.
Le fait que l’histoire qui va nous être raconter , nous soit montrer en accélérer dès le début, signifie t-il que tout a déjà été écrit d’avance comme le dit souvent Six.
Que l’histoire à laquelle nous assistons, n’est que la répétition d’une histoire plus ancienne.

Boomer ou l’enfer de ne plus savoir qui l’on est.

La scène suivante nous montre Boomer et le Chief discutant de la nature animale du raider cylon ramené dans un épisode précédent par Kara, puis revient la question de la nature humaine ou non de Boomer. Avec une perle d’ironie tragique, Boomer déclarant tel quel «  I’m a cylon. » et le Chief exaspéré lui répondant «  That’s not even funny ».

Le premier face à face.

La scène suivante nous montre Kara à bord du vaisseau Geminon ou se trouve Leoben.
Le cylon est enfermé dans une salle d’interrogatoire, assis sur une chaise, lui semble dormir la tête posée sur la table.
A l’extérieur, Kara et un garde l’observent comme un animal que l’on regarde derrière une vitre au zoo.
Déjà Kara réagit en tacticienne, elle note ce qui pourrait lui servir à « vaincre » son adversaire lors de l’interrogatoire.
Ici, elle constate qu’il transpire et pense que cela peut être un atout pour elle.
Le lien avec la scène précédente est évident. Ce que peut remarquer Kara, ce sont des réactions biologiques primaires (la sueur), ce qui est le plus proche de la nature animale de l’être humain.

Kara entre dans la pièce et s’assoit. La partie d’échec va pouvoir démarrer.
La première question « sleeping? » et la première réponse « prying » sont plus une prise de contact d’autre chose mais elle soulève déjà une question qui sera récurrente.
Kara affirme que les dieux n’écoutent pas les prières des cylons, Leoben répondant que Dieu écoute tout le monde.
On voit tout de suite le décalage entre Kara qui pose une question relative à un besoin biologique inné (le sommeil) et Leoben qui se place dans un besoin intellectuel beaucoup plus élevé (la prière).
Kara qui méprise les cylons et les pensent inférieurs ne voit qu’un corps matériel , Leoben lui se préoccupe surtout de son âme.

Première vraie question «  how many is there in the fleet ? » et premier impasse, Leoben ne répond pas et à la place se présente de manière très souriante et demande à Kara de faire de même.
D’autres questions suivent, Kara veut des informations précises. Elle obtient très peu de choses et Leoben veut connaître son nom avant de parler d’avantage.
On peut être étonné de cette inversion des rôles: le comportement de Leoben est dans le fond très humain. Face à un inconnu, il tend la main en souriant et se présente.
Kara refuse cette formalité pourtant fondamentale car l‘accepter serait lui reconnaître un statut qu‘elle lui refuse.
Les humains ont pour caractéristiques de chercher à entrer en communication avec les semblables. En utilisant la parole, ils cherchent à éviter l’affrontement. Kara refuse cette marque de respect et s‘entête à ignorer sa requête.

Elle décide alors de quitter la pièce, refusant de céder du terrain. Lui donner son nom, c’est entrer dans son jeu et le faire gagner d’après elle.

La surprise a lieu au moment ou elle quitte la pièce, Leoben lui demande « are you Lieutenant Starbuck ? ».
La jeune femme est sidérée, il y a de quoi. Leoben comprend qu’il a raison et jubile.
D’un seul coup, il veut bien parler et annonce qu’il a placé une charge nucléaire dans un des vaisseaux.
Starbuck ne le croit pas et s’en va. Mais, comme le cylon le sait très bien, elle va devoir informer ses supérieurs.

Le fait que Leoben ait deviné l’identité de Starbuck pose question : comment le sait-il ? L’a-t-il appris à bord du vaisseau ou il voyageait ? Ou bien comme il le sous-entend, il la connaîssait déjà avant même de la rencontrer ? La dernière hypothèse est la plus séduisante mais à ce stade rien ne nous permet de la confirmer.

Nourriture de l’esprit, nourriture du corps.

Après une discussion avec Adama et Roslin, Starbuck est de retour en salle d’interrogatoire.
Et première surprise, c’est Leoben qui pose les questions. Il l’interroge sur sa foi en les Dieux de Kobol. Kara refuse de lui répondre alors il commence à parler de sa propre foi en un Dieu unique.
Il déclara voir l’univers, sa cohérence contrairement à Kara qui ne voit pas le sens des choses. Lui perçoit même l’avenir et doit lui donner des informations sur celui-ci mais pas tout de suite.
Les déclarations de Leoben sont importantes car elles vont dans le même sens que sa trouvaille précédente. Il a réussit à voir son nom.

Un plateau repas est apporté à Kara et elle commence à manger puis écarte le plateau car la nourriture est mauvaise.
En face, Leoben semble très tenté par la nourriture. Kara le sait et ce repas n’a pas été apporté par hasard. Elle continue à penser qu’elle a surtout affaire à un corps qui est dirigé par des besoins. La faim est un moyen de le torturer.
Elle a raison et Leoben demande tout de suite à finir son plateau.
Sans aucune résistance, Kara le lui donne.
Le cylon dévore son assiette pendant que Kara lui fait remarquer l’inutilité pour une machine de s’encombrer de la notion de faim.
Elle fait alors signe au garde situé derrière Leoben de le frapper.
Si elle lui a donné aussi facilement le plateau, cela ne signifie pas qu’elle compte le laisser en profiter.
Le cylon tombe à terre, crache puis se relève
Ses cheveux sont ensanglantés.

Le cylon a eu mal. Kara poursuit alors sur le fait que les cylons ne devraient pas souffrir, saigner… S’il était intelligent, il couperait les signaux qui lui permettent de percevoir la douleur.
Leoben lui répond que peut être il l’a fait sans qu’elle le sache.
Bien sûr, il ment tout comme le montre le cri de douleur qu’il pousse quand le garde le frappe pour la seconde fois.
Leoben ne peut pas se défaire de la douleur tout comme un humain.
Kara va essayé de le pousser à bout en utilisant cette capacité à ressentir la douleur.
Kara lui donne alors les termes de leur combat : s’il résiste à la douleur c’est qu’il est une machine et il a échoué. S’il lui donne les infos doit elle a besoin, pour abréger ses souffrances, c’est qu’il est plus humain qu’elle ne l’aurait penser. Dans les deux cas, elle est gagnante. Mais, n’est-elle pas dans l’erreur en opposant cylon et humain ? Leoben n’a-t-il pas le même rapport à la douleur qu’un humain ? Quel crédit peut-elle donner à des informations obtenues par la torture ?
Toutes ces questions, Starbuck refuse de se les poser car elle est persuadée qu’elle peut gagner. Nous verrons plus tard qu’elle était dans l’erreur.

Boomer à la recherche de la vérité.

Dans la scène suivante, Boomer se rend dans le laboratoire de Baltar afin d’obtenir de lui qu’elle soit la première à passer au test détecteur de cylon.
Baltar accepte car Number 6 l’a convaincu que le résultat serait intéressant.
Cette scène qui fait suite à la précédente traite des mêmes thèmes : identité et recherche de la vérité.

Le choix de Sharon: une cylon devient humaine.

La scène suivante, a lieu sur Caprica. Sharon rejoint Doral et Number 6 au milieu de la forêt et leur annonce qu’elle a couché avec Helo. Doral la félicite et Number 6 lui demande si Helo l’aime (cela lui semble important). Sharon croit que oui.
Ils lui disent de le convaincre de s’installer avec elle à proximité sinon il mourra.
Sur le chemin du retour, Sharon se remémore les moments passés avec Helo et décide de ne pas suivre le plan prévu, elle trahie les siens et s’enfuit accompagnée d’Helo.
Cette scène est capitale, puisque Sharon change de camps. Elle prouve qu’elle n’est pas seulement un programme mais qu’elle peut choisir entre deux camps. Or cette capacité de choisir est bien le propre de l’humain, Sharon montre à cet instant que les cylons peuvent être humains. Nous assistons à un changement d’identité.

Humains et cylons : notre ressemblance dans le Mal.

De retour dans la salle d’interrogatoire, Starbuck s’énerve contre Leoben qui prétend être Dieu.
Selon lui, Dieu est présent dans tous les êtres vivants et l’amour est la manière dont il se manifeste. Starbuck lui répond qu’il ne sait même pas ce que le mot « love » veut dire.
L’idée d’un Dieu unique qui serait Amour et présent dans l’ensemble des êtres vivants est très proche paradoxalement de la conception antique des divinités. Le Dieu de Leoben semble beaucoup plus proche des hommes que ceux de Starbuck.
Il est intéressant de noter que tout au long de la série, on constatera le fait que le Dieu tel que le conçoivent les cylons est plus abordable, plus ouvert que ceux des humains.

Leoben croit que Dieu en voyant que les hommes se sont corrompus à décider de créer les cylons. Starbuck lui rappelle que ce sont les hommes qui ont créé les cylons et que c’était une erreur.
Les cylons sont le péché, le mal car ils ont détruits toute la civilisation humaine.

Leoben est étalant son sang du bout ses doigts sur la table, lui répond « Am I ? ».
Le cylon pointe littéralement du doigts quelque chose de très vrai: lui le cylon est en train d’être torturé , il est la victime et en face, c’est un humain qui en lui infligeant tortures, coups, violence, est le bourreau.
A cet instant, humains et cylons voient leurs rôles s’inverser.
Cela conduit le spectateur a s’interroger : humains et cylons ne sont-ils pas dans le fond identiques dans leurs capacités à faire le Mal ?
Leoben reprend ses métaphores aquatiques et Starbuck décide de lui faire plaisir et fait signe au garde d’aller chercher quelque chose.

Starbuck et Leoben sont assis face à face. Le cylon lui dit qu’il pourrait la tuer si il le voulait et Starbuck sûre d’elle, le provoque. Le cylon brise alors ces chaînes, fait voler la table et l’attrape par le coup avant de la plaquer contre un mur.
Le cylon commence à l’étrangler mais des gardes interviennent et il est maîtrisé.
Starbuck est furieuse et veut lui faire payer.

Torture aquatique et révélations.

Après une courte scène ou Adama fait face au cadavre du premier Leoben dans la morgue, nous retournons en salle d’interrogatoire.
La surprise que l’on apporte à Leoben est un seau métallique remplit d’eau.
Kara donne l’ordre aux deux gardes qui le tienne de lui plonger la tête dedans.
Puis, il est relevé et Kara lui demande ou est la charge nucléaire en le menaçant de le noyer dans le seau.
Leoben répond qu’il ne peut pas mourir, sa conscience se transfère automatiquement dans un autre corps.
Il est replongé et Kara lui repose la question de nouveau.

Leoben lui dit alors que Kara est dans l’erreur, qu’elle a une destinée différente.
Kara poursuit, elle a compris qu’il avait peur de mourir parce qu’il craint que sa conscience soit perdue lors du transfert. La croyance en Dieu et en la vie éternelle ne sont que des illusions.
Leoben dit qu’il a une âme puis commence un long monologue sur Kara et sa mère.
Kara est abîmée, elle a souffert car sa mère croyait que la souffrance était une bonne chose pour l’âme.
Elle a toujours connu les accidents, les blessures qu‘elles soient infligées par d‘autres, ou qu‘elle se les inflige elle même… C’est comme une bulle qu’il l’entoure et dont elle est convaincue d’être à l’origine. Mais, cela n’est qu’une illusion.
Elle veut croire qu’elle est le problème car cela est plus facile à admettre que de voir que c’est le monde qui l’entoure qui ne va pas.
Elle entend la voix de sa mère chaque jour et elle veut que celle-ci ait raison.
Visiblement, il a atteint la jeune femme : on peut penser que ce qu’il dit est vrai ou non, en tout cas cela est très éclairant pour expliquer la personnalité de Kara.

Kara le renvoie dans le seau et nous avons alors plusieurs plans montrant le visage de Leoben vu du fond du seau. Ces plans très originaux ont pour fonction d’amplifier le malaise vis-à-vis du comportement de Starbuck.
L’usage de supplices physiques pour obtenir des informations est bien entendu inacceptable d’un point de vue éthique quelque soit les circonstances et les personnes interrogées.
Leoben symbolise ici l’autre (l’ennemi souvent d’une autre nationalité) et on retrouve la question de la déshumanisation dans le comportement de Starbuck qui le considère toujours comme proche de l’animal (et donc comme étant avant un corps ou une machine). Si Starbuck le torture sans remord, c’est parce qu’elle a crée une barrière entre elle et lui. Il n’est pas comme elle : il est un cylon. Ces jours ci dans notre petite planète Terre, certains diraient : il est un terroriste.

Ce que pointe très bien, l’épisode c’est que bien sûr, il est beaucoup plus proche d’elle qu’elle ne veut l’admettre.
Elle n’a donc aucune excuse pour pratiquer ce supplice et les plans du visage de Leoben sont là pour montrer directement aux spectateurs le vrai visage de la torture telle qu’elle est pratiquée entre humains et le fait qu’au-delà des mensonges que les tortionnaires s’inventent à eux-mêmes pour se dédouaner, rien ne peut la justifier.

« It’s green » ; Baltar ment et Boomer n’est pas un cylon.

Dans la scène suivante Boomer vient chercher le résultat de son test. Baltar découvre qu’elle est une cylon mais convaincu par Number 6 du danger de révéler la vérité, il décide de mentir et dit à Boomer qu’elle est humaine. Celle-ci est soulagée.
Baltar ment tout comme Leoben. Ce fait n’est pas anodin. Humains et cylons sont capables du mal et le mensonge est un choix qu’ils peuvent faire.

L’intervention de Laura Roslin.

A bord du Colonial One, Laura Roslin a une vision de Leoben et décide d’aller voir en personne le cylon avant que l’ultimatum ne soit expiré.

Kara continue à interroger Leoben, celui-ci lui fait un cadeau. Il lui annonce qu’ils vont trouver Kobol et cela les mènera à la Terre.
Il lui dit aussi que son destiné a déjà été écrite, que l’histoire est toujours la même (elle a eu lieu et aura lieu encore), que seul les rôles changent (peut être la fois précédente, il était l’interrogateur et elle le prisonnier).
Le discours de Leoben est similaire à celui de Six. Tous deux sont des cylons croyants et ils citent les Écritures (texte religieux des coloniaux). Visiblement, leurs croyances religieuses sont très liées à celles des humains.

On ne peut pas vraiment être étonné de ce cadeau de Leoben, depuis le début de l’épisode, il dit qu’il voit des choses concernant le futur.

Puis, Laura arrive « What the hell is going on here ? ».
La présidente n’est pas contente de l’inefficacité des méthodes de Kara.
Un deuxième aspect de la pratique des supplices physiques pour obtenir la vérité est dénoncé. La torture est inefficace. Rien n’oblige l’humain à dire la vérité même sous la menace pour sa propre vie.
Car, comme Sharon vient de nous le montrer, l’humain a pour caractéristique fondamentale de choisir.
Kara a oublié cela (de même que tout ceux qui justifient par l’intérêt national, l’usage de la torture), elle a oublié que sa méthode n’était pas efficace, non pas parce que Leoben n’est pas humain, mais bien parce qu’il est très humain.
Il a choisit de ne pas céder à la torture car il sait que cela risque indirectement de lui faire perdre son âme.

Laura décide de reprendre les choses en main. Elle fait enlever les menottes de Leoben et lui propose de collaborer. Ils peuvent et doivent se faire confiance.
Elle lui rendra sa liberté et l’immunité s’il lui dit la vérité.
En employant une méthode non violente, Laura obtient des résultats très rapidement.
Leoben avoue alors qu’il a menti pour ne pas être tuer, il n’y a pas de charge nucléaire ce que Kara, après un coup de fil, confirme.
A ce moment Leoben se libère et se précipite vers la présidente. Il lui murmure à l’oreille «  Adama is a cylon ».
La présidente est très choquée.

« Put him trough the airlock. »

Alors à la surprise générale, elle décide d’envoyer Leoben dans l’espace en le jetant par le sas de décompression.
Le spectateur ne peut qu’être surpris de ce revirement de situation.
Kara proteste mais la présidente ne fléchit pas. Selon elle, Leoben est trop dangereux, il faut s’en débarrasser.

Le moment le plus intense de l’épisode arrive. Leoben est derrière la vitre du sas et pose sa main sur la paroi. Il semble inquiet et semble demander une forme d’aide.
Son regard est tourné vers Kara (qui l’a pourtant torturé pendant des heures).
Kara cède à l’envie de le soutenir et s’avance. Elle pose sa main sur la sienne. Elle sait que Leoben ne craint pas la mort en elle-même mais que sa conscience ne soit pas réintégré dans un autre corps.
Son geste est donc à la fois plein de compassion et de d‘ambiguïté : elle hait profondément les cylons pourtant il a réussit à la toucher. De même, pourquoi Leoben attend-il de l’aide de Kara à cet instant ? Que sait-il sur le destin de Kara (voir sur sa vraie nature) ?
La présidente ordonne l’ouverture du sas et Leoben s’envole de la même manière qu’à la fin du rêve de Roslin.
La question se pose alors : Leoben a-t-il un rôle dans le rêve de la présidente ? Ou cette dernière développe t-elle une capacité de prémonition ?

Prière pour un cylon.

La scène suivante nous montre Kara en train de prier dans les vestiaires des pilotes. Elle ignore si Leoben a une âme mais elle demande aux Déesses Artémis et Aphrodite de la protéger. Il est intéressant de noter que les coloniaux croient en 12 dieux or Leoben a tout de suite deviné les deux divinités priées par Kara.
Si l’on ignore encore pourquoi elle prit Aphrodite, on n’est pas surpris de la voir prier Artémis déesse de la chasse et sœur d’Apollon. Starbuck nous est montré depuis le début de la série comme étant similaire à cette déesse ; elle est une chasseresse qui a remplacé son arc par son viper et qui combat au côté de son frère d’adoption Apollo, lui aussi très bon chasseur. Notons d’ailleurs que c’est Kara qui a l’idée de dire « Good Hunting ! » (Bonne chasse !) au début de chaque mission.

Et il est intéressant de ce demander à quel point l’héroïne est une incarnation de cette déesse.
Et cela relance la question posée lors de la scène du sas. Leoben semble avoir cru que Kara pourrait l’aider à sauver son âme. Pourquoi ?
Les prières de Kara sont telle la seule réponse ou bien a-t-elle beaucoup plus d’influence sur les évènements que ceux nous imaginons ?

Et si c’était vrai ?

La dernière scène de l’épisode nous montre Roslin et Adama discutant tranquillement. Laura a une expression étrange sur le visage et quand Adama lui demande si tout va bien, elle répond positivement.
Nous savons qu’elle pense à cet instant : Adama est-il un cylon ?
Bien sûr la question est séduisante et terrifiante, mais elle doit aussi nous alerter. Leoben peut mentir et il a mentit à Laura dans son cauchemar (c‘était bien lui qui était poursuivit). Comme Laura l’a très bien dit, Leoben sait diviser la flotte et sa révélation sur Adama est une bombe à retardement très efficace…




1.01: 33

17042007


« Previously on… »

L’épisode débute par un rappel en flash backs de ce qui s’est passé dans la mini série : la responsabilité de Baltar dans le déroulement de l’attaque, sa relation avec la cylon Number 6, le fait que celle ci exister désormais dans sa tête, la nature d’agent dormant cylon de Boomer.
Ces informations indispensables à notre bonne compréhension de l’épisode nous sont données de manières concises et c’est tant mieux.
Le générique se charge de nous rappeler l’Holocauste et la fuite de la flotte coloniale.

Le début de l’épisode nous montre les trois grandes orientations que le scénario va suivre : les sauts et le compte à rebours, Baltar et ses égarements, la fatigue de l’ensemble de la flotte. Trois éléments liés on le verra les uns aux autres.

Baltar et Six : Dieu contre la Raison.

La première scène entre Baltar et Six pose une question récurrente entre les deux personnages : y t-il un dessein divin derrière les actions de chacun, y a t-il une explication rationnelle ?
Avec pour défendre le premier point de vue, Six, une cylon très croyante et bien décidée à convaincre Baltar ; et pour défendre la raison, Baltar, le scientifique, rejetant catégoriquement tout explication sortant de la rationalité.
Durant tout la première saison, ce débat entre les deux personnages se poursuivra, et nous aurons l’occasion de voir à quel point Baltar va changer.

Premières tensions

La scène suivante entre Cally et le chef nous fait prendre conscience de la fatigue de l’équipage du Galactica à cause des attaques cylons à répétition.
Toutes les 33 minutes la flotte est rattrapée par les cylons et doit de nouveau faire un bond pour s’échapper.
Tout le monde est donc à cran, irritable.
Dans le CIC, la fatigue des deux officiers les plus gradés Adama et Tigh est avant tout visible physiquement. Aucun des deux ne s’est rasé, leurs yeux sont fatigués, le timbre de leur voix est affaiblit.

La première apparition de la flotte cylon en plan large nous montre pourquoi la fuite est la seule option possible pour la flotte. La différence entre les deux forces en présence est immense.
Côté colonial, nous avons un vaisseau de guerre et quelques vipers.
Côté cylon, plusieurs immenses vaisseaux mères et des centaines de chasseurs.

Les éléments sur lequel va reposer l’épisode étant posés, le générique peut apparaître.
Il est accompagné de chants, avec une tonalité triste, lente et douloureuse.
Il nous montre le quasi anéantissement de l’espèce humaine puis comment l’humanité s’est ressaisit et a choisit de survivre en utilisant la seule option possible, la fuite (avec une ultime image montrant la flotte coloniale fuyant à travers l’univers).
Le générique se termine par un montage très rapide de divers plans qui apparaîtront dans l’épisode.
La présence du ce gimmick n’est certainement pas dû au hasard et elle soulève des interrogations: puisse que tout ce qui va se passer nous est montré en accéléré dès le début, alors tout est-il inscrit d’avance? L’Histoire se répète t-elle ? Quelle est la part de liberté, d’influence des personnages sur les évènements ?

La question du Temps.

On en revient alors au débat entre Baltar et N°6 sur un éventuel dessein. Les choses n’arriveraient pas par hasard mais dans un but ultime.
Plusieurs conceptions de la notion du temps, du progrès s’affrontent et c’est d’autant plus intéressant que la série puise beaucoup dans la mythologie grecque antique. Or les Anciens grecs n’avaient pas la même conception du temps que nous.
Nous croyons aller vers le progrès, eux pensaient aller vers la Chute.
L’âge d’or est devant nous, celui des Grecs était derrière eux. D’ailleurs, les coloniaux ont une conception plutôt proche de celle des Grecs, l’âge d’or est celui d’avant l’Apocalypse.
Le temps présent est celui de l’incertitude, ne recherchent-ils d’ailleurs pas la Terre en espérant retrouver cet âge d’or perdu ?

La réalisation et la photographie traduisent cette idée.
Les images de Baltar s’imaginant sur Caprica chez lui avec Six sont inondées de lumière, les couleurs sont chatoyantes par opposition à l’obscurité à bord du Galactica et l’omniprésence des couleurs sombres : noir, gris , bleu très foncé des uniformes.
Baltar et Six sont filmés souvent en plan large et toujours de façon à les mettre en valeur, à créer de belles images.
Sur le Galactica, la réalisation est faite caméra à l’épaule, l’image est instable, on est dans l’instant, dans le documentaire réaliste et même cru.

Les gros plans sur les visages sont très nombreux en particulier dans cet épisode, non pas comme dans beaucoup d’autres séries par manque d’imagination du réalisateur qui filme en gros plan le visage de celui qui parle, mais parce que la caméra nous montre la fatigue des visages, essaie de saisir l’humain à travers la chair, le corps des personnages.
Même et surtout, lorsque ces corps sont fatigués, peu esthétiques, il n’en sont que plus humains.

Notons, ce qui pourrait sembler un détail, les actrices ne sont pas ou très peu maquillées dans cette série sauf  Mind Six qui est à la fois un fantasme de Baltar et est associée à l’ancienne vie de celui ci sur Caprica.

La structure de l’épisode renvoie elle aussi à la question du temps.
Nous avons un temps cyclique (33 minutes de calme puis le retour des cylons et un nouveau bond).
Si entre le début et la fin de l’épisode, les coloniaux va pouvoir échapper aux retours minutés des cylons, ils savent bien que dans un laps de temps plus long, le retour des cylons est inévitable.
Nous avons ici deux boucles temporelles qui se croisent. La petite propre à l’épisode qui dure 33 minutes puis finit par s’arrêter.
Et la grande, celle qui dure depuis le début et dure encore au dernier épisode diffusé, celle du retour régulier des cylons.
Cette grande boucle temporelle est fondamentale dans l’avancement de l’histoire parce qu’elle s’accompagne d’un voyage dans l’espace, d’une avancé vers la destination Terre.

Lee ou la difficulté du commandement.

La scène suivante nous montre le briefing de Lee le nouveau CAG du Galactica.
Visiblement, Lee fait du mieux qu’il peut pour bien faire son travail mais il a du mal à agir en chef et non en ami. Il se montre trop compatissant et pas assez autoritaire. Starbuck le lui reprochera plus tard. Etre un bon chef s’est sûrement savoir équilibrer ces deux aspects, Lee va donc devoir apprendre.


Prière collective

La scène se conclut par un rituel religieux. Les pilotes quittent la salle en touchant de la main une icône religieuse.
Cette scène très courte est importante car elle montre la cohésion du groupe grâce au lien religieux.
Les coloniaux nous sont montrés comme une civilisation ou la religion a une place importante dans de nombreux aspects de la société. Leur devise « so say we all » est autant religieuse que citoyenne.
C’est autour d’une légende, d’un mythe lié à la religion (la recherche de la Terre) qu’Adama a pu souder la flotte pour qu’elle accepte de lutter pour sa survie et surtout qu’elle reste unie.
Quoique l’on puisse penser de la présence religieuse dans la vie politique, la vie des militaires… c’est une donnée fondamentale de la série et qui s’inspire autant de la réalité américaine que la source grecque.

Boomer ou le destin d’un héros de tragédie.

Dans la scène suivante, l’auteur nous livre des perles d’ironie tragique.
La scène entre Boomer et son ECO repose totalement sur le décalage entre ce que sait le spectateur (Boomer est un cylon mais elle l’ignore car c’est un agent dormant) et ce que savent les personnages.
Le procédé d’ironie tragique très utilisé dans les tragédies grecques (on n’en revient aux sources) puis classiques, est ici formidablement utilisé.
Plus tard dans l’épisode, une autre scène avec Apollo et Starbuck reprendra encore ce procédé.

2001/09/11, le traumatisme et ses conséquences

La scène suivante nous montre la difficulté d’obtenir des informations sur les familles qui ont disparus durant l’Holocauste.
Les demandes de renseignement sont nombreuses et ne peuvent être satisfaites.
Le couloir qui sert de mémorial ne peut pas, ne pas faire penser aux images du 11 septembre 2001, mais plus généralement, il s’agit d’un lieu de recueillement spontanément mis en place, comme tous ceux qui sont créent après une tragédie.

Laura Roslin , une figure maternelle à la tête de la flotte.

Nous retrouvons ensuite la Présidente Laura Roslin en discussion avec son jeune assistant Billy à bord du Colonial One .
Baltar est assis à quelques mètres de distance ce qui ne sera pas sans conséquence pour la suite.
La scène nous montre le comptage des survivants que la présidente assure sur un tableau blanc.
Ce geste est parfaitement cohérent avec la personnalité de Roslin. Nous avons affaire à une ancienne institutrice devenue présidente sans le vouloir (même si nous apprendrons plus tard, qu’elle n’occupe pas cette place par hasard).
Alors, ce tableau blanc, ou elle s’applique à écrire le nombre des survivants, c’est un peu l’ancienne Laura Roslin, la maîtresse d’école qui rencontre la nouvelle Laura Roslin, la femme politique. Le changement dans la continuité en somme.
C’est aussi l’image maternelle car si Adama est symboliquement le père de l’équipage du Galactica, Roslin est une mère pour la flotte. Il semble donc logique de la voir compter ses enfants et montrer tant de douleur face à la perte de chacun d’entre eux.

En parlant d’enfants et d’image maternelle, N°6 décide d’aborder le sujet avec Baltar.
Elle souhaite vraiment avoir un enfant, lui est catégoriquement contre.
Son refus n’est pas étonnant, Baltar est amoureux de lui même et se sent coupable de l’Holocauste, pour le moment cela suffit amplement à occuper ses journées.
Comme la journée est décidément pénible pour Baltar, voila qu’un nouveau problème survient.
Un certain Dr Amarak veut parler à la Présidente et il pourrait dévoiler la responsabilité de Baltar dans l’Holocauste.
Une nouvelle menace à l’horizon pour le génie de la flotte ?
Nous quittons la flotte pour retourner sur Caprica.

Caprica occupée ou la lutte pour la survie d’Helo.

La planète coloniale est désormais occupée par les cylons.
Des unités de centurions patrouillent et pourchassent notre ami Helo (le jeune homme qui avait dans un élan de générosité laissé sa place à Baltar dans la mini série) sous une pluie battante.
Le jeune ECO de Boomer est en vie, peut être pas pour longtemps mais il vit.
Il réussit à faire sauter deux centurions avec une mine.
Mais celle-ci, elle n’a tué qu’un robot, l’autre est agonisant.
C’est là que tout l’intérêt de la scène apparaît.
Malgré son aspect métallique (et le fait qu’il soit une image de synthèse); la manière dont le robot agonisant qui n’est qu’un buste, se relève partiellement et regarde Helo, lui donne un caractère saisissant de réalisme et presque d’humanité.
D’ailleurs, le personnage d’Helo le regarde assez longtemps, médusé après l’avoir achever de plusieurs balles dans la tête.

Adama, une figure paternelle à protéger.

À bord du Galactica, Tigh le fidèle second d’Adama, essai de préserver au maximum celui ci.
Le commandant Adama est plus qu’un chef militaire, c’est un guide et il ne peut pas se permettre de faillir devant ces hommes. Tigh l’a très bien compris fait tout durant cet épisode pour qu’Adama et surtout l’image que l’équipage a de celui-ci, reste intacte, forte aux yeux de ses hommes ( alors qu’il est un homme comme les autres et qu’il est lui aussi affaiblit).

Starbuck et Apollo ou Lee et Kara, confusion des rôles.

La scène suivante dans le hangar permet de détendre pour quelques instants l’atmosphère très pesante.
Starbuck reproche à Apollo son manque d’autorité et son trop plein de gentillesse.
Elle refuse de prendre des stimulants mais son argumentation auprès de Lee se retourne contre elle.
Elle en rit d’ailleurs volontiers et avale les pilules que Lee lui tend.
Il y a clairement dans cette scène les deux niveaux de la relation entre les deux personnages.
Celle entre les deux militaires Starbuck et Apollo et celle entre les deux amis Kara et Lee.
Toute l’ambiguïté de la scène et de leur relation repose sur la confusion entre les deux.
Au début de la scène, c’est Starbuck qui s’adresse à Apollo , mais très vite c’est Kara qui parle à Lee d’ou le fait qu’elle éclate de rire, et que lui se moque d’elle. Nous verrons la même chose se produire dans une des toutes dernières scènes.

On n’a perdu l’Olympic Carrier.

À bord du Galactica, on apprend qu’un vaisseau commercial a disparu l’Olympique Carrier.
Ce vaisseau est important car le Dr Amarak si trouve.
En apprenant sa disparition, Baltar se cogne la tête de surprise. Il est sauvé.
Oui, mais est ce un hasard ?
La discussion entre N°6 peut reprendre. Elle pense que Dieu est derrière tout cela, Baltar refuse de croire en l’existence d’un Dieu quelconque. Il pense que personne ne se soucie de son destin.

Un moment de répit…?

A bord du Galactica : les cylons ne sont pas revenus cette fois ci, peut être est-ce la bonne.
À cette occasion on voit la différence entre Adama et Tigh, le premier reste très prudent face à cette bonne nouvelle , il laisse le compte à rebours en marche; le second, est plus enclin à baisser sa garde.

Vient ensuite, la conversation téléphonique entre les deux chefs de la flotte : Adama, le militaire, Roslin, le leader politique.
Roslin s’en remet totalement à lui, de toute façon, il s’agit d’une décision militaire pour lesquelles Roslin avoue ne pas avoir de réelles compétences.
Cependant, le maintien d’un contact téléphonique régulier entre les deux montre un respect des positions de chacun. Adama n’oublie pas que l’armée a vocation à se mettre au service du pouvoir politique et respecte le pouvoir de Roslin. Tout au long de la série, cette donnée sera constante. De toute façon, si nous pouvons être sûr d’une chose à propos d’Adama, c’est qu’il n’a aucune ambition politique.
Cela est loin d’être un détail, car dans un contexte aussi difficile, les cas ou le pouvoir militaire a confisqué le pouvoir politique ont été bien plus nombreux que ceux ou la démocratie même imparfaite (Roslin a hérité de sa charge par une procédure légale mais n’a pas été élue) a survécu.

Bonne nouvelle.

L’Olympic Carrier a été retrouvé.
Et N°6 s’empresse de convaincre Baltar qu’il faut le détruire car il est infiltré par des agents cylons.
Baltar voit rouge. Si l’Olympic Carrier revient, le Dr Amarak pourrait le trahir.
Baltar utilise les arguments de N°6 pour convaincre Roslin puis Adama.
A ce stade , il est intéressant de s’interroger sur qui est Six, cette projection de sa maîtresse décédée qu’il est seul à voir et qui n’existe que dans sa tête.
D’ou tient-elle ses informations, pourquoi les donnent-elles à des moments cruciaux ?
Est-elle une puce implantée par les cylons dans son cerveau comme elle le prétend ?
Dans ce cas, dans quelle mesure et dans quel but manipule t-elle Baltar ?
Baltar qui est convaincu qu’elle est un cylon, accepte de l’écouter et se laisse influencer par elle, n’est-il pas inconscient ?
Toujours est-il qu’elle semble avoir bien compris la personnalité narcissique de ce dernier, et lui propose toujours une solution qui lui conviendra facilement.
Les choses s’accélèrent autour de l’Olympic Carrier.
Le vaisseau se dirige vers la flotte alors qu’on lui donner l’ordre de stopper.

Le retour des cylons.

Pendant ce temps, les cylons apparaissent à nouveau.
La tension monte : le montage est plus rapide, la musique plus rythmée.
Face à la menace nucléaire que ce vaisseau présente désormais, une décision doit être prise.
Doit-on détruire ce vaisseau ? C’est une question délicate et qui doit être prisé par la Présidente puisqu’il s’agit d’un tir contre un vaisseau civil.
Celle-ci accepte après avoir hésiter, c’est une décision capitale.
Roslin qui compte les survivants depuis le début de l’épisode, se voit obliger d’abattre un vaisseau potentiellement rempli par 1300 individus.
Même Baltar ne la croyait pas capable d’une telle décision.
Alors, espérant une aide , il se repent auprès de Six. Il remet son sort entre les mains du Dieu de la cylon.
Et l’instant d’après Roslin donne son feu vert.
Cette décision inattendue ne constitue t-elle pas un « miracle » comme le suggère Number 6 ? Aucune réponse ne nous est donnée cependant.

Apollo et Starbuck ou les jumeaux chasseurs Apollon et Artémis.

Après l’ordre difficile à prendre pour Roslin et Adama, voici son exécution qui elle aussi est difficile.
Lee hésite, il n’est pas sûr de lui. Mais Apollo, le militaire obéit assez facilement aux ordres et il a malgré tout confiance dans les instructions de son père. Alors, il se décide.
Starbuck n’est pas au contraire une militaire qui obéit aux ordres, elle conteste l’ordre insistant sur le fait que le vaisseau est civil.
Elle est d’ailleurs assez perdue, devant la résolution d’Apollo. Elle tente alors de raisonner non pas Apollo, le capitaine fidèle aux ordres mais Lee, son ami, celui qui doute du bien fondé de cette mission. Mais, elle échoue et se voit contrainte d’accompagner Apollo dans l’exécution de cette tâche pénible.
Cette scène courte est très riche par le caractère miroir qu’elle donne aux personnages d’Apollo/ Starbuck. Clairement, ce sont les deux facettes d’un même personnage qui sont incarnés par l’un et par l’autre.
Starbuck se situe dans le côté nocturne, imprévisible, irrévérencieux. Apollo incarne une certaine droiture, le respect des règles, le côté lumineux.
La source grecque Apollon / Artémis est évidement très présente dans ce personnage et nos deux héros sont très proches des jumeaux de la mythologie grecque.

L’entrée en scène de Caprica Sharon.

Sur Caprica, une cylon identique à Sharon Valeeri retrouve Helo et assassine une copie de Number 6 sous les yeux du jeune homme.
Helo est heureux de retrouver celle qu’il croit être son amie.
Bien entendu, tout cela est une mise en scène. La copie de Number 6 s’est volontairement sacrifiée pour faire réussir une mission encore secrète dans ses finalités.

Like father, like son.

De retour, sur le Galactica, nous avons droit à une belle scène entre le père et le fils Adama sur le thème de la responsabilité du chef. Celle ci, partagée reste lourde à porter d’autant que l’on ne sait rarement si c’est le bon choix qui a été fait.

L’espoir toujours…

Une note d’optimisme pour finir l’épisode, le compteur des survivants augmente d’un point. Au milieu des morts, une naissance a eu lieu.
Le dernier plan nous montre la Présidente Roslin laissant éclater une joie contenue.
Malgré les difficultés, l’espoir même le plus mince, reste le seul moteur pour nos héros.




3.17: Maelstrom

17042007

J’ai trouvé cet épisode très riche en symboles et donc pas forcément compréhensible au premier visionage. En fait, on a une succession d’indices en vue d’une révélation future.

La première scène ou Kara rève qu’elle est dans son appartement de Caprica donne le ton de l’épisode.
Il y a aura de la folie, de la violence, du désespoir, de l’amour, du mystique.
Dans cette scène, Kara essait de combattre sa destiné qui la pourchasse en l’effacant littéralement, mais Leoben revient et la pousse à l’accepter lui (au sens littéral) comme le reste de sa destiné.
Kara est vaincue, on sait d’avance qu’elle ne pourra s’échapper.

L’enchainement un peu chaotique des scènes rend l’entrée dans l’histoire en peu difficile mais cette structure est cohérente. En fait, on voit les choses comme les ressent Kara et le moins que l’on puisse dire c’est que rien ne fonctionne de manière rationnelle.

La course poursuite avec le Raider qui se répète ne fait qu’illustrer les paroles de Leoben.
La question y avait-il un raider me semble en fait sans intérêt.
L’important n’est pas que le raider ait été là mais que Kara ait été convaincue de sa présence.
Mind Leoben ou sa mère ne sont pas réels pourtant leur présence a autant (et même plus) d’impacts sur les évènements que s‘ils étaient réels.

J’ai beaucoup aimé l’histoire de la statuette qui semble n’être qu’un détail.
Je ne crois pas aux coincidences dans BSG donc quand l’oracle dit à Kara que cette statuette lui appartient, je vois déjà un indice pour déterminer qui elle est.

Mais, l’utilisation la plus réussie de ce petit élément est dans la scène finale avec Adama.
Cette statuette c’est tout ce qu’était Starbuck (littéralement la figure de proue du Galactica, son porte étendard en tant que meilleur pilote) et ce qu’elle est maintenant (car elle est passé de l’autre côté comme le dit Leoben , elle a franchit un stade qui est au-delà de la vie et la mort), la déesse Aurora (déesse de l’aurore , du renouveau) permettant de donner une chance de réussir au voyage Galactica.

J’ai trouvé douloureux de voir Adama détruire symboliquement son vieux navire, le Galactica avec Starbuck, mais cela signifie que quelque chose d’autre les attends désormais: un Galactica protégé par une déesse Aurora qui va lui permettre de réussir son voyage.

Associée Kara et Aurora, peut sembler étonnant à première vue mais en réalité cela s’inscrit dans une certaine continuité.

Jusqu’à présent Kara était identifié plutôt avec Artémis déesse de la chasse et surtout soeur jumelle du dieu Appolon.

La relation Artémis/Appolon a toujours inspiré la relation Starbuck/Appolo.

Aurora divinité de l’Aube est également associé à Appolon. Elle est celle qui le guide lors de sa course à travers les étoiles de l’aube au crépuscule.

Le lien entre les deux divinités est donc conservé. 

 

 

L’enchainement entre la scène de la mort de la mère et celle de Kara est très bien trouvé.
Kara a la confirmation qu’elle est prête à accomplir sa destiné : Leoben et sa mère en sont convaincus et le plus important elle-même a fini par s’en sentir capable.

J’ai trouvé tout simplement sublime l’abandon dont elle fait preuve face à sa mort.
Et son courage de repousser Lee qui tente de la raccrocher à la vie. Même si la scène a lieu en partie à l’insue de Lee, c’est symboliquement très fort que Kara demande à son meilleur ami, son compagnon de vol de toujours de la laisser partir, de ne pas insister.

Kara est un personnage de combattante et sa manière de vivre est la lutte. J’ai trouvé très cohérent d’amener le personnage a renoncé volontairement à la vie. La mort ne peut rien contre une Kara voulant lui résister mais depuis la mi-saison le cheminement du personnage en particulier au travers de son impasse dans sa relation avec Lee ( et également avec Sam) ne pouvait que la conduire vers l’isolement, la folie ( qui l’a toujours guetté) et l’auto destrcution.

Sauf que Maelstrom complique la donne en donnant à sa destrcution une valeur de sacrifice qui permettra de donner un avenir plus heureux à la flotte et à Kara.

Le sacrifice de Kara est aussi un chemin pour trouver la rédemption. Kara est une figure de martyre depuis le début. Physiquement , nous l’avons vu souffrir et l’épisode nous rappelle les horreurs qu’elle a connu enfant et psychologiquement , elle est brisée. Dans cet épisode, elle ne sait plus si ce qu’elle voit est réel ou non, n’arrive plus à se concentrer et s’isole de plus en plus.

 

 

Concernant l’avenir , deux paroles doivent nous alerter dans la dernière scène ou Kara est en vie.

  »They’re waiting for me » dit Kara, aux scénaristes de répondre à la question qui sont « they ».
« I’ll see you on the other side » dit-elle à Lee, cela nous donne une indication sur une fin possible pour le personnage d’Apollo.

 

Quand à sa mort en elle-même, les indices données par Mind Leoben et l’Oracle dans l’épisode suggère qu’il ne s’agit pas d’une fin pour Kara mais d’une étape obligée, un passage vers quelque chose de plus élevé que la vie humaine. Quoi exactement, les scénaristes vont devoir y répondre.

Le jeu des acteurs est très bon: Katee est assez géniale quand elle joue une Kara au bord de la folie et du désespoir. L’actrice qui joue sa mère à une voix à vous glacer le sang et une violence qui se dégage de sa personne très en phase avec le personnage.
Jamie et EJO sont vraiment bouleversants à la fin. La voix brisée de Lee dans la radio, c’était vraiment bien trouvé.
CKR est génial comme d’habitude.
Et il joue un Not really Leoben très doux et protecteur vis à vis de Kara, qui rend la perception de son personnage encore plus complexe.
J’aimerai savoir qui se cache sous son apparence et pourquoi a t-il choisi celle ci ?

J’ai trouvé peut être un peu trop explicite la scène « derniers préparatifs avant mon enterrement » entre Lee et Kara. Certes, c’était émouvant et on voit bien à quel point la mort à déjà fait son chemin dans la tête de Kara, mais j’aurai penser que Lee se montrerait plus combatif en l’entendant et aurait chercher à lui changer les idées.
Cependant, c’est une bonne choses qu’ils aient pu aborder la question, cela devrait aider Lee a faire son deuil ( qui s’annonce difficile).

Je suis pas vraiment convaincue par le pardon que Kara accorde à sa mère, cette femme ne le mérite pas et je comprends pas trop pourquoi Kara le lui donne (seulement parce qu’elle lui a fait un joli album ?).
Cependant, ce pardon vis à vis de la mère est aussi nécessaire pour Kara dans le sens ou il lui permet d’en finir définitivement avec son passé d’enfant battu.

Son refus de devenir mère rappelé à diverses occasions d’en la série mais complexifié par sa relation avec Kacey , devrait s’achever avec ce trait tiré sur le passé.

Nous ignorons ce que va devenir ce personnage mais je ne crois pas  au hasard : la nouvelle Kara devrait être capable de devenir mère à son tour ce qui constitue un changement très important pour ce personnage.




Bonjour tout le monde !

17042007

Bienvenue à tous sur ce nouveau blog consacré à la série télévisée Battlestar Galactica créée en 2003 par Ronald D Moore.

Vous y trouverez les commentaires des différents épisodes de la série. Mon but est de proposer des pistes de réflexion sur le fond et la forme de cette oeuvre de fiction d’une grande richesse.







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